Les Nations Unies ont enregistré dans leur rapport annuel alarmant sur les enfants et les conflits armés le plus haut niveau de violations graves commises contre les enfants depuis le début des mécanismes de surveillance il y a trois décennies, un indicateur qui reflète le coût humain croissant des guerres pour les populations les plus vulnérables.
Le rapport souligne que l’année 2025 a connu des chiffres sans précédent en matière de meurtres, de mutilations, de recrutement forcé et de privation de l’aide humanitaire visant les enfants, selon Al-Roya News. Des accusations directes ont été portées contre des forces gouvernementales et des armées régulières, tenues pour responsables de la majorité des plus de 38 000 violations recensées dans le monde.
Israël s’est classé au premier rang mondial pour le nombre de violations graves commises contre les enfants en 2025. L’organisation internationale a documenté 12 445 violations touchant plus de 5 000 enfants palestiniens dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupée, tandis qu’environ 5 000 cas supplémentaires restent en cours de vérification.
Par conséquent, les forces de sécurité israéliennes ont été inscrites pour la deuxième année consécutive sur la « liste de la honte » internationale. Dans le même temps, l’UNICEF a averti que ces chiffres ne représentent qu’une partie de la réalité, en raison des difficultés d’accès aux zones de conflit et de la crainte des victimes de signaler les abus.
Cette forte augmentation des violations s’inscrit dans une longue série de pertes humaines liées au conflit. Le nombre de victimes palestiniennes a connu des hausses historiques au cours de la dernière décennie. En 2014, environ 19 860 victimes palestiniennes ont été enregistrées contre 2 796 du côté israélien, tandis que le bilan a atteint son sommet en 2018 avec 31 558 victimes palestiniennes contre 130 victimes israéliennes, illustrant l’ampleur du déséquilibre et l’accumulation structurelle de la crise jusqu’aux indicateurs actuels.
Face à cette détérioration de la situation des droits humains, la responsable onusienne Vanessa Frazier a affirmé que le silence international persistant ne peut plus être attribué à un manque d’informations, mais constitue désormais un choix politique délibéré. Elle a notamment souligné que les armes explosives et les frappes aériennes sont responsables de 70 % des décès et blessures d’enfants, ainsi que de la destruction de leurs infrastructures essentielles.
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