Le Parti québécois arrive en tête des élections au Québec et obtient la majorité, tandis que quatre députés d’origine arabe remportent leurs sièges

La province de Québec a tenu, le 5 octobre 2026, des élections générales décisives dont les résultats préliminaires ont fait ressortir une nette avance du Parti québécois (PQ), qui a réussi à franchir le seuil de la majorité à l’Assemblée nationale, lors d’un scrutin marqué par d’importants changements dans la carte politique de la province, parallèlement à l’émergence d’une présence remarquée de plusieurs députés d’origine arabe.

Selon les résultats disponibles après le dépouillement des votes, le Parti québécois (PQ) arrive en tête avec 65 sièges, suivi du Parti libéral du Québec (PLQ) avec 32 sièges, tandis que le Parti conservateur du Québec (PCQ) réalise une percée importante avec 17 sièges. Québec solidaire obtient 10 sièges, tandis que la Coalition Avenir Québec (CAQ) arrive en dernière position avec seulement deux sièges.

Ces chiffres constituaient la dernière mise à jour publiée vers 21 heures, alors que certaines circonscriptions étaient encore en cours de dépouillement. Les résultats demeurent donc en cours de vérification et d’homologation officielle.

Le Parti québécois obtient la majorité

L’Assemblée nationale du Québec compte 127 sièges et tout parti doit obtenir 64 sièges pour disposer de la majorité absolue. Avec 65 sièges selon les résultats préliminaires, le Parti québécois se dirige vers la formation d’un gouvernement majoritaire dirigé par Paul St-Pierre Plamondon, ce qui lui donnerait, en principe, la capacité de former le gouvernement et d’adopter les principales lois sans avoir besoin du soutien d’un autre parti.

Cette victoire représente un retour en force du Parti québécois à la tête de la scène politique provinciale et remet également au premier plan le débat sur l’avenir du Québec et ses relations avec le gouvernement fédéral canadien.

Un lourd revers pour la Coalition Avenir Québec

Parmi les principaux perdants de ces élections figure la Coalition Avenir Québec (CAQ), qui a subi une importante défaite politique et électorale. Alors que le parti détenait 79 sièges au moment du déclenchement des élections, il est passé, selon les résultats préliminaires, à seulement deux sièges, dans l’un des changements les plus importants qu’ait connus la carte politique du Québec.

Le Parti libéral, pour sa part, a réussi à occuper la position de principale opposition avec 32 sièges selon les résultats préliminaires, tandis que le Parti conservateur du Québec a enregistré une progression notable avec 17 sièges.

Parmi les principaux résultats pour les conservateurs figure la victoire du chef du parti, Éric Duhaime, dans la circonscription de Bellechasse, un résultat qui témoigne de l’élargissement de la présence électorale du parti par rapport aux élections précédentes.

Québec solidaire maintient sa présence

Québec solidaire a obtenu environ 10 sièges selon les résultats préliminaires, dont la victoire de la porte-parole co-porte-parole du parti, Ruba Ghazal, qui a de nouveau remporté la circonscription de Mercier.

Cette victoire s’inscrit dans la continuité de la présence de Ghazal sur la scène politique québécoise, alors qu’elle figure également parmi les principales personnalités politiques d’origine arabe à l’Assemblée nationale.

Quatre députés d’origine arabe remportent leurs sièges

L’un des éléments marquants des résultats des élections du 5 octobre 2026 est l’élection de quatre députés d’origine arabe à l’Assemblée nationale du Québec, selon les résultats disponibles jusqu’à présent.

Ruba Ghazal – Mercier

Ruba Ghazal a de nouveau remporté le siège de la circonscription de Mercier sous la bannière de Québec solidaire. D’origine libanaise et palestinienne, Ghazal poursuit ainsi sa présence politique à l’Assemblée nationale, où elle représente l’une des voix importantes au sein de Québec solidaire.

Monsef Derraji – Nelligan

Quant à Monsef Derraji, d’origine marocaine, il a été réélu dans la circonscription de Nelligan sous la bannière du Parti libéral. Le renouvellement de la confiance qui lui a été accordée confirme la continuité de sa présence dans la vie politique québécoise et reflète également la participation croissante de compétences issues des communautés arabes et maghrébines dans les institutions élues de la province.

Nada Boumeftah – Maurice-Richard

Nada Boumeftah, d’origine marocaine, a remporté le siège de la circonscription de Maurice-Richard sous la bannière du Parti libéral. Son arrivée à l’Assemblée nationale constitue un nouvel apport à la représentation politique des membres des communautés d’origine arabe et maghrébine au Québec.

Tarek Henoud – Arthabaska-L’Érable

Dans la circonscription d’Arthabaska-L’Érable, Tarek Henoud, d’origine libanaise, a remporté son siège sous la bannière du Parti conservateur du Québec (PCQ). Sa victoire revêt une importance particulière compte tenu de la progression enregistrée par le Parti conservateur lors de ces élections et de l’obtention de 17 sièges selon les résultats préliminaires.

Une présence arabe au-delà des appartenances politiques

La victoire des quatre députés révèle une présence arabe et maghrébine diversifiée dans la vie politique québécoise, qui ne se limite pas à un seul parti politique. Les appartenances politiques des députés se répartissent entre Québec solidaire, le Parti libéral et le Parti conservateur. Cette diversité reflète la participation des membres des communautés arabes et maghrébines à la vie publique au Québec et le passage d’une présence principalement sociale et culturelle à une présence au sein des institutions politiques élues.

De plus, la diversité des circonscriptions et des appartenances politiques des quatre députés témoigne de la pluralité des orientations politiques au sein de ces communautés, loin de l’idée de les considérer comme un bloc électoral unique partageant une position politique commune.

La question de l’indépendance du Québec revient au premier plan

La victoire du Parti québécois comporte également des implications qui dépassent la formation du nouveau gouvernement, puisqu’elle remet la question de l’indépendance du Québec du Canada au premier plan du débat politique.

Le Parti québécois est historiquement associé au projet souverainiste et indépendantiste et s’est engagé à tenir à l’avenir un référendum sur l’indépendance du Québec. Toutefois, l’obtention de la majorité lors de ces élections ne signifie pas que le Québec est devenu indépendant du Canada, car toute démarche vers l’indépendance nécessite un processus politique et constitutionnel ainsi qu’un référendum distinct et ne peut être réalisée simplement à la suite du résultat d’une élection générale.

Par conséquent, la prochaine période pourrait être marquée par un vaste débat sur l’avenir des relations entre le Québec et le gouvernement fédéral, particulièrement avec une majorité permettant au Parti québécois de mettre en œuvre une grande partie de son programme politique dans les limites des compétences dont dispose le gouvernement provincial.

Élections Québec précise que les résultats deviennent officiels après l’achèvement du processus de compilation, de vérification et d’homologation des votes conformément aux procédures électorales en vigueur, ce qui signifie que les chiffres définitifs pourraient connaître certains changements avant l’annonce des résultats officiels.

Des élections qui redessinent le paysage politique québécois

Les résultats des élections du 5 octobre 2026 indiquent un important changement politique au Québec, avec le passage du Parti québécois à une position majoritaire, un effondrement important du nombre de sièges de la Coalition Avenir Québec, une progression des conservateurs, le maintien des libéraux comme principale opposition et la poursuite de la présence de Québec solidaire.

Dans le même temps, l’élection de quatre députés d’origine arabe et maghrébine constitue une étape importante dans l’évolution de la participation politique des communautés arabes au Québec, d’autant plus que ces députés représentent différentes circonscriptions et différents partis politiques.

Tous les regards seront désormais tournés vers la manière dont le Parti québécois utilisera sa majorité parlementaire et vers la question de savoir si le dossier de la souveraineté et de l’indépendance occupera une place importante dans l’agenda du nouveau gouvernement, aux côtés des questions économiques et sociales, de l’immigration et des relations avec le gouvernement fédéral.

Alors que le Québec se prépare à une nouvelle étape politique sous la direction d’un gouvernement majoritaire, les résultats de ces élections ne redessinent pas seulement la composition de l’Assemblée nationale, mais pourraient également ouvrir un nouveau chapitre dans le débat sur l’avenir de la province au sein du Canada, à un moment où la représentation arabe est devenue une composante de plus en plus visible du paysage politique québécois.


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HANY KHATER

Le Dr Hany Khater est titulaire d'un doctorat en tourisme et hôtellerie ainsi que d'une licence en journalisme et médias. Il occupe actuellement le poste de président du Forum international pour le journalisme et les médias. Il a également précédemment dirigé le bureau canadien de l'Union internationale de la presse arabe et assuré la rédaction en chef du site de l'Union, aux côtés de plusieurs autres plateformes médiatiques. Le Dr Hany Khater possède une vaste expérience dans le domaine du journalisme et des médias et travaille comme journaliste et auteur, s'intéressant aux questions de corruption, de droits de l'homme et de libertés publiques. Ses travaux se concentrent sur les questions touchant les sociétés arabes, notamment la justice sociale et les droits civils. Au cours de sa carrière professionnelle, il a publié de nombreux articles et enquêtes portant sur les questions des droits de l'homme et les violations touchant les libertés publiques, ainsi que sur les questions de corruption. Son style se distingue par son audace, sa clarté et son souci d'aborder les questions avec professionnalisme et transparence, contribuant ainsi à renforcer la sensibilisation de la société. Le Dr Hany Khater est convaincu que le journalisme représente une force influente dans la formation de la conscience et la lutte contre la corruption, l'injustice et les violations. Il estime également que des médias responsables contribuent à renforcer la pensée critique, à soutenir les valeurs de justice et de liberté et à construire des sociétés plus équitables.

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