Par : Moussaoui Ismail
Le football a acquis sa place en tant que sport le plus populaire et représentant le plus de transparence et de démocratie. Cependant, il fait aujourd’hui face à de grands défis qui menacent sa beauté, son intégrité, voire son essence même et une partie de son esprit.
Puisque nous assistons malheureusement à des pratiques qui n’ont aucun lien avec ce jeu, la Coupe du monde 2026 a révélé une ingérence politique flagrante et inacceptable, avec l’intervention de la politique dans le sport de la part du pays hôte, qui est intervenu avec son poids politique pour imposer sa vision à l’organisateur, dans une violation claire de la neutralité du jeu.
Cela s’est manifesté par l’appel téléphonique du président américain Donald Trump au président de la FIFA, afin de demander une intervention dans la décision de suspendre le joueur américain Folarin Balogun. Cette pratique a suscité une controverse mondiale et a révélé l’incapacité et le silence des fédérations continentales (à l’exception de l’UEFA et de la Fédération belge, bien entendu).
La Fédération internationale de football (FIFA) est devenue prisonnière des intérêts financiers et lucratifs, des contrats de sponsoring et de publicité, des revenus commerciaux, des frais liés aux différents services, des droits de diffusion, des licences et autres, au détriment des valeurs sportives et éthiques idéales.
Ce comportement suffit à remettre en question, avec courage et responsabilité, la crédibilité de la plus haute instance sportive internationale ainsi que son indépendance.
Dans ce contexte, le parcours de l’équipe nationale marocaine lors de la Coupe du monde 2026 s’est arrêté en quarts de finale face à l’équipe de France.
Une lecture objective de l’équipe marocaine dans cette édition actuelle confirme une évolution qualitative remarquable. Les Lions de l’Atlas ont acquis cette fois une mentalité et une personnalité de vainqueur, ainsi qu’une capacité à rivaliser avec leurs adversaires, loin d’une mentalité davantage basée sur la défense, grâce à une équipe jeune et talentueuse qui possède tous les atouts nécessaires : la condition physique, l’expérience de la compétition et la capacité à revenir dans les résultats.
Cependant, le match au cours duquel les Lions de l’Atlas ont été éliminés en quarts de finale face aux Bleus français a suscité beaucoup de commentaires, car toutes ces qualités ont disparu ou ont été paralysées, ce qui soulève plus d’une question.
Étant donné que je ne suis ni technicien ni expert dans ce jeu, mais simplement un spectateur et un bon observateur, je considère que la prestation de l’équipe marocaine face à l’équipe française était réellement terne et ne reflétait pas son niveau habituel en tant qu’équipe compétitive, qui prend l’initiative de marquer et cherche le résultat, comme si elle attendait un miracle.
Elle était absente mentalement et compétitivement dans ce match face à une solide armada française.
Comme le dit le proverbe : **« À tout cheval sa chute »**. C’est ce qui est arrivé au sélectionneur marocain respecté Mohamed Wahbi, qui n’a pas réussi dans sa gestion du match et dans ses changements effectués, lesquels ont contribué, selon des experts, à l’incapacité de revenir au score. Il assume donc la responsabilité de la défaite en premier lieu, avec son staff en second lieu.
Dans le même contexte du jeu, l’équipe nationale égyptienne a été confrontée au scénario ancien et nouveau de l’injustice arbitrale dans le football.
Au lieu que la confrontation égypto-argentine soit un duel footballistique technique sur le terrain, elle s’est transformée en un massacre arbitral avec des décisions suspectes et biaisées en faveur de l’équipe nationale argentine.
L’Égypte a été privée d’un but et d’un penalty, sans même un recours à la technologie VAR, comme cela se fait avec les erreurs qui sont en faveur de l’Argentine.
Il s’agit réellement d’une compétition injuste et déséquilibrée. Ainsi, la victoire de l’Argentine est imméritée, au détriment des Pharaons qui ont démontré leur supériorité en infligeant une défaite au Tango, n’eût été les erreurs arbitrales.
Dans la continuité de cette violation manifeste de la neutralité du jeu, l’équipe suisse n’a pas été épargnée cette fois en quarts de finale.
Elle a été privée d’un but et d’un penalty valable, tandis qu’un but argentin irrégulier a été accordé au Tango, en plus de l’expulsion controversée du joueur Breel Embolo en seconde période, qui a largement contribué à l’élimination des Suisses.
En conclusion, afin que le football retrouve sa démocratie perdue, l’esprit du jeu et sa justice sportive, une révision globale est nécessaire, en particulier concernant les critères d’application des lois du jeu de la même manière pour tous, avec intégrité, démocratie et une transparence totale.
Cela doit permettre d’assurer la justice et l’égalité entre toutes les sélections, sans favoritisme, partialité ou discrimination envers une équipe ou une autre, ni en raison de son histoire et de ses réalisations, ni de la taille de son pays, de son poids politique, économique ou autre.
Si la Fédération internationale de football (FIFA) souhaite préserver son prestige et sa crédibilité, elle doit agir. Sinon, la répétition de telles erreurs à l’avenir accélérera inévitablement la perte de ce qui reste de ses références et du reste de sa légitimité auprès du public mondial.
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